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French National Front No 2 Bruno Gollnisch offends against French law that prohibits questioning the Nuremberg War Crimes Tribunal's judgments
----- Original Message -----From: "Bocage" <bocage@club-internet.fr>To: "Bocage" <bocage@club-internet.fr>Sent: Thursday, October 14, 2004 6:34 PMSubject: Le site du "Monde" sur Gollnisch ce matinLe président de l'université Lyon-III demande la suspension de Bruno
Gollnisch
LEMONDE.FR | 14.10.04 | 10h20
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Interrogé lundi 11 octobre, le délégué général du Front national et
professeur de civilisation japonaise à l'université Jean-Moulin de Lyon,
Bruno Gollnisch, avait déclaré que, concernant l'existence des chambres à
gaz, il appartenait "aux historiens de se déterminer".
Le président de l'université Lyon-III a demandé, mercredi 13 octobre, au
ministre de l'éducation nationale, François Fillon, de suspendre
l'universitaire et député européen Front national Bruno Gollnisch après ses
propos sur les chambres à gaz, tout en annonçant son intention de saisir la
section disciplinaire de l'université.
Dans un communiqué, le président de l'université Jean-Moulin Lyon-III, Guy
Lavorel, évoque sa "stupeur" face aux propos de M. Gollnisch, qu'il qualifie
d'"inacceptables tant en eux-mêmes que par la grave atteinte qu'ils portent
à l'honneur et au crédit de l'université dans son ensemble".
M. Lavorel demande donc "au ministre de l'éducation nationale, de
l'enseignement supérieur et de la recherche, la suspension de l'intéressé et
décide de saisir la section disciplinaire de l'université Jean-Moulin".
Lundi 11 octobre, à Lyon, lors d'une conférence de presse, M. Gollnisch,
tout en assurant "ne pas remettre en cause les déportations", avait déclaré
: "Quant à savoir la façon dont les gens sont morts, le débat doit avoir
lieu."
"L'UNIVERSITÉ FRANÇAISE JOUE TRÈS GROS"
Interrogé sur l'existence des chambres à gaz, M. Gollnisch, professeur de
civilisation japonaise à Lyon-III, avait répondu : "Il appartient aux
historiens de se déterminer." Il avait estimé que "sur le nombre de morts,
les historiens" devraient pouvoir "discuter". "Je ne nie pas les chambres à
gaz homicides, précisait-il. Mais je ne suis pas spécialiste de cette
question et je pense qu'il faut laisser les historiens en discuter. Et cette
discussion devrait être libre."
Le délégué général du FN avait alors dit s'attendre à des sanctions. "Je ne
sais pas si je serai chassé de ma chaire de japonais ou même mis en prison
pour cette phrase, mais je l'assume", avait-il lancé après avoir affirmé que
"pas un historien sérieux n'adhère intégralement aux conclusions du procès
de Nuremberg" mis en place par les vainqueurs de 1945.
Le recteur de l'académie de Lyon, Alain Morvan, avait indiqué son intention
de saisir lui-même la section disciplinaire de l'université Lyon-III au cas
où le président ne le ferait pas.
"J'ai rencontré le président de l'université Lyon-III hier (mardi) soir pour
lui rappeler qu'il avait la possibilité, tout en suggérant qu'il s'agit d'un
devoir, de saisir l'instance disciplinaire de l'université pour statuer sur
ce cas", avait expliqué M. Morvan.
"L'université française joue très gros sur cette question, elle joue son
honneur, je veux le dire sans grandiloquence, et je serai très vigilant
quant à l'attitude adoptée", avait affirmé le recteur. "Je sais que cela
risque aussi de nourrir le désir de martyr de ces personnes, mais les faits
sont trop graves pour que l'on reste sans rien faire", avait-il ajouté.
La demande du président Lavorel intervient alors qu'une commission présidée
par l'historien Henry Rousso vient de rendre un rapport sur le
"négationnisme" à l'université de Lyon-III.
L'IMMUNITÉ, OBSTACLE À UNE PROCÉDURE PÉNALE
Les sanctions encourues par Bruno Gollnisch devant la section disciplinaire
de l'université ne semblent pas claires.
Du côté de l'université Lyon-III, on refusait de préciser pour le moment
l'éventail des sanctions possibles, dans l'attente de la qualification des
faits reprochés à Bruno Gollnisch, soulignant qu'il s'était exprimé en tant
que député, hors du cadre de l'université.
De même, le recteur d'académie a indiqué qu'il faisait "creuser l'aspect
juridique de ces procédures, car en onze ans à ce poste dans divers
endroits, je n'ai jamais été confronté à ce genre d'affaire".
Par ailleurs, la procédure administrative ne présume en rien d'une
éventuelle plainte devant un tribunal, ainsi que l'a rappelé Annick Lepetit,
porte-parole du Parti socialiste, qui a souligné que "les thèses
négationnistes relèvent du pénal, et à ce titre ceux qui les profèrent
peuvent être condamnés".
Mme Lepetit a estimé que Bruno Gollnisch "remettait sciemment sur le devant
de la scène les thèses révisionnistes (qui) ont toujours été le fonds de
commerce du Front national, et le restent".
Néanmoins, le mandat de député européen de M. Gollnisch lui confère une
immunité qui est un obstacle sur le chemin d'une procédure pénale.
----- Original Message -----From: "Bocage" <bocage@club-internet.fr>To: "Bocage" <bocage@club-internet.fr>Sent: Thursday, October 14, 2004 6:02 AMSubject: L'université Lyon-3 demande suspension deGollnischLe président de l'université Lyon III demande la suspension de Gollnisch
AFP | 13.10.04 | 17h17
Le président de l'université Lyon III a annoncé mercredi qu'il demandait au
ministre de l'Education nationale la suspension de Bruno Gollnisch de ses
fonctions de professeur, et la saisine de la section disciplinaire de
l'université, après ses propos sur les chambres à gaz.
Dans un communiqué, le président de l'université Jean Moulin Lyon III, Guy
Lavorel, évoque sa "stupeur" face aux propos de M. Gollnisch, qu'il qualifie
d'"inacceptables tant en eux-mêmes que par la grave atteinte qu'ils portent
à l'honneur et au crédit de l'université dans son ensemble".
M. Lavorel demande donc "au ministre de l'Education nationale, de
l'Enseignement supérieur et de la Recherche, la suspension de l'intéressé et
décide de saisir la section disciplinaire de l'université Jean Moulin",
conclut le communiqué.
Lundi à Lyon, lors d'une conférence de presse, M. Gollnisch, tout en
assurant "ne pas remettre en cause les déportations" ni "les centaines de
milliers, les millions de morts", a ajouté : "Quant à savoir la façon dont
les gens sont morts, le débat doit avoir lieu".
Interrogé sur les chambres à gaz, M. Gollnisch, professeur à Lyon III, avait
répondu : "Je ne nie pas les chambres à gaz homicides. Mais je ne suis pas
spécialiste de cette question et je pense qu'il faut laisser les historiens
en discuter. Et cette discussion devrait être libre".
Le recteur de l'académie de Lyon, Alain Morvan, avait également indiqué à
l'AFP son intention de saisir lui-même la section disciplinaire de
l'université Lyon III au cas où le président ne le ferait pas.
"J'ai rencontré le président de l'université Lyon III hier (mardi) soir pour
lui rappeler qu'il avait la possibilité, tout en suggérant qu'il s'agit d'un
devoir, de saisir l'instance disciplinaire de l'université pour statuer sur
ce cas", avait expliqué M. Morvan.
"L'Université française joue très gros sur cette question, elle joue son
honneur, je veux le dire sans grandiloquence, et je serai très vigilant
quant à l'attitude adoptée", avait affirmé le recteur.
"Je sais que cela risque aussi de nourrir le désir de martyr de ces
personnes, mais les faits sont trop graves pour que l'on reste sans rien
faire", avait-il ajouté.
Source: http://www.lemonde.fr/web/dh/0,14-0@14-0@2-3208,39-23765942,0.html
----- Original Message -----From: "Bocage" <bocage@club-internet.fr>To: "Bocage" <bocage@club-internet.fr>Sent: Thursday, October 14, 2004 6:46 PMSubject: Affaire Gollnisch: réaction de la LICRA
Lu dans "Libération" du 14 octobre 2004:
Lyon-III appelle à la suspension de Gollnisch
L'université où enseigne le n° 2 du FN sollicite une sanction du ministère.
Par Christophe FORCARI
Première sanction contre Bruno Gollnisch après sa sortie négationniste.
Suite à la publication du rapport Rousso sur l'infiltration de l'extrême
droite à l'université de Lyon-III où il enseigne, le numéro 2 du Front
national avait mis en doute, lundi, l'existence des chambres à gaz.
Hier, la présidence de Lyon-III a annoncé qu'elle avait demandé au ministre
de l'Education nationale la suspension du délégué général du FN «pour ces
propos inacceptables tant en eux-mêmes que par la grave atteinte qu'ils
portent à l'honneur et au crédit de l'université». La section disciplinaire
de Lyon-III a également été saisie. «L'Université française joue très gros
sur cette question, elle joue son honneur et je serai très vigilant», a
précisé de son côté le recteur de l'académie de Lyon.
Le président de la Licra, l'eurodéputé UMP Patrick Gaubert, a écrit au
président du Parlement européen pour s'étonner du manque de réaction de
cette Assemblée et lui demander quelles sanctions envisager contre le
parlementaire européen Gollnisch. «Nous allons également demander à nos
avocats de regarder d'un peu plus près ses déclarations afin de voir quelle
suite judiciaire leur donner», précise Patrick Gaubert. Vice-président de
cette Assemblée, Pierre Moscovici (PS) entend bien, lui aussi, porter
l'affaire devant le bureau du Parlement. Pour l'ancien ministre des Affaires
européennes de Jospin, «il faut non seulement une réaction forte, mais qui
soit assortie de sanctions effectives».
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