|
|
|
French National Front No 2 Bruno Gollnisch offends against French law that
prohibits questioning the Nuremberg War Crimes Tribunal's judgments
----- Original Message -----
From: "Bocage" <bocage@club-internet.fr>
To: "Bocage" <bocage@club-internet.fr>
Sent: Saturday, October 16, 2004 3:07 AM
Subject: Affaire Gollnisch: "Le Figaro" du 15 octobre
EXTREME DROITE. Perben envisage des suites pénales
Les propos de Gollnisch jettent le trouble au FN
Olivier Pognon
Provocation délibérée, propos aux conséquences mal calculées, dérapage
inconsidéré? Les déclarations de Bruno Gollnisch, si elles provoquent des
réactions indignées hors de son parti, paraissent en outre ressenties comme
un faux pas au FN.
Jean-Marie Le Pen se tait. Carl Lang refuse de s'impliquer : "Il lui
appartient de gérer cela. C'est devenu son problème personnel, dit-il de
Bruno Gollnisch. Je ne participe ni de près ni de loin à ce débat." Jacques
Bompard est tout aussi évasif : "Je n'ai pas suivi le dossier. Je suis très
concentré sur les problèmes politiques d'aujourd'hui et m'intéresse peu à
ceux d'hier et d'avant-hier."
Quant à l'entourage de Marine Le Pen, il se désolidarise très ouvertement.
"Ces déclarations n'appartiennent qu'à lui, elles ne représentent ni le FN
ni ses objectifs, déclare Jean-Lin Lacapelle, conseiller régional du Centre.
Plus que jamais, la dédiabolisation est à l'ordre du jour. C'est un coup
d'épée dans l'eau. Je ne comprends ni l'objectif ni la stratégie. Ce n'est
pas très malin. Déringardiser le FN, ce n'est pas remettre en cause les
points fondamentaux du FN, c'est éviter de revenir sur des sujets comme
celui-là."
Eric Iorio est encore plus catégorique : "Je me désolidarise totalement de
ce genre de propos. Si Gollnisch veut apparaître comme un réprouvé de
l'Histoire, qu'il le fasse à titre personnel, pas en tant que futur
président du FN." Un cadre du mouvement estime que, "pour son prochain
meeting, il n'a qu'à mettre la tenue du Ku Klux Klan et ce sera complet".
Interrogé hier par "Le Figaro", Bruno Gollnisch a affirmé que ses propos
avaient été "déformés par abréviations, retranchements, etc.". S'il a dit
que "plus un historien ne suit intégralement les actes du procès de
Nuremberg", c'est, a-t-il précisé, "depuis que l'on sait la vérité sur le
massacre de Katyn". Il n'a pas "émis de doute sur l'existence des chambres à
gaz", "nié les camps de concentration", il "ne cherche pas à minimiser les
crimes du régime national-socialiste", pour lequel il n'a "jamais eu la
moindre sympathie". Pour autant, le numéro deux du FN maintient qu'"en ce
qui concerne le drame concentrationnaire", il "s'en remet aux historiens
dont la discussion doit être libre". "Sur les chambres à gaz, répète-t-il,
je refuse de répondre sur le fond. Je ne suis pas un spécialiste."
Le député européen affirme avoir tenu les propos qui lui sont reprochés à
la fin d'une conférence de presse principalement consacrée à l'Europe et à
la situation politique du FN. Il répondait aux questions qui lui étaient
posées après avoir commenté le rapport de l'historien Henry Rousso sur le
racisme et le négationnisme à l'université Lyon-III.
Le FN, depuis deux ans, travaille à sa "dédiabolisation". Marine Le Pen et
son association Générations Le Pen entendent peser de tout leur poids dans
cette entreprise. Ils ont fait du refus de se laisser entraîner sur les
sujets liés à la Seconde Guerre mondiale une règle de conduite. Il n'est pas
étonnant qu'ils soient très critiques à l'égard des déclarations de Bruno
Gollnisch. Celui-ci a en revanche reçu le soutien de Marie-France Stirbois,
qui rappelle qu'elle est fille de résistants et a "failli naître dans un
camp de concentration". Elle approuve Bruno Gollnisch de demander le "libre
débat" sur les chambres à gaz, car "cela permettrait de clouer le bec aux
salauds qui disent n'importe quoi sur ce sujet".
Gaubert sonne le rappel
Gollnisch: Gaubert (LICRA) dénonce le silence de la classe politique
AFP 15/10
16:35 Le président de la Ligue internationale contre le racisme et
l'antisémitisme (LICRA), Patrick Gaubert, a dénoncé vendredi le silence de
la classe politique dans l'affaire Gollnisch.
"Personne ne dit que c'est inacceptable, je trouve abject ce silence de tout
le monde", a déclaré M. Gaubert à l'AFP, "la classe politique et les députés
au Parlement européen sont en dessous de tout".
M. Gaubert, lui-même député européen (UMP) de l'Ile-de-France, s'est
félicité de la condamnation jeudi par le président du Parlement européen
Josep Borrell des propos tenus lundi à Lyon par le député européen Bruno
Gollnisch (Front national) sur les chambres à gaz des camps de concentration
nazis.
"Ce qu'il a dit est pire que ce qu'avait dit Jean-Marie Le Pen et au
Parlement européen, cette fois, ni le PPE (parti populaire européen), ni les
Verts, ni les socialistes n'ont bougé", a observé M. Gaubert.
Lundi à Lyon, lors d'une conférence de presse, le numéro deux du Front
National Bruno Gollnisch, tout en assurant "ne pas remettre en cause les
déportations" ni "les centaines de milliers, les millions de morts", avait
ajouté : "quant à savoir la façon dont les gens sont morts, le débat doit
avoir lieu".
Interrogé sur les chambres à gaz, M. Gollnisch, professeur de civilisation
japonaise à Lyon III, avait répondu : "je ne nie pas les chambres à gaz
homicides. Mais je ne suis pas spécialiste de cette question et je pense
qu'il faut laisser les historiens en discuter. Et cette discussion devrait
être libre".
Le ministre de la Justice Dominique Perben a demandé à ses services
d'examiner les suites pénales possibles concernant les propos "absolument
inacceptables" de M. Gollnisch.
Le ministre de l'Education nationale, François Fillon, s'est dit indigné par
ces propos et a indiqué que celui-ci avait "deux rendez-vous, avec le
conseil de discipline universitaire et la justice".Lu sur le site de L'AGENCE DE PRESSE FRANCOPHONE D'ISRAEL:
http://www.guysen.com/articles.php?sid=2754
La porte est ouverte : Entre Gollnisch!
Par Eytan Ellenberg pour Guysen Israël News
14 octobre 2004 / 01:10
Il y a plusieurs façons d'interpréter les propos tenus par le délégué
général du Front national (principal parti français d¹extrême droite) Bruno
Gollnisch.
La première serait simplement de les ignorer: que faire d'un homme qui
réfute les conclusions des historiens sur la Shoah, qui émet des doutes
quant à l'existence des chambres à gaz ou sur le nombre de morts dans les
camps nazis, qui stigmatise l¹auteur d'un rapport sur le négationnisme dans
son université (Lyon-III) parce qu'il serait juif (sa neutralité ne serait
pas "assurée" affirme-t-il...) ou qui retrouve dans l'Etat d¹Israël les
vieux clichés antisémites du Juif "monnayeur" de son histoire, victimisant
son passé pour amasser le maximum d¹argent?
Autant d'inepties et d'horreurs qui font écho à d'autres débilités que l'on
peut entendre et lire, ici ou là.
D'autres observateurs attentifs de la vie politique française analysent ces
propos comme un dérapage contrôlé, une tentative stratégique aux fins de se
replacer dans la course à la succession du vieux lion Le Pen, en
concurrençant de la pire des manières sa fille Marine, "l'atout charme" très
politiquement correct de la formation frontiste: quelle meilleure manière de
séduire les "ultras" du parti qu'en reprenant à son compte les vieux slogans
qui rassemblent?
Une autre façon d'analyser ces propos serait de les reconsidérer à la
lumière du climat actuel, plutôt malsain, qui accompagne une grande part des
réflexions, écritures, paroles autour des juifs et d'Israël.
Si les propos négationnistes de Bruno Gollnisch ne nous surprennent
nullement parce qu'ils émanent d'un habitué, revendiquant depuis plus de dix
ans ce qu'il appelle, avec d'autres, un "débat critique" sur l¹histoire de
la seconde guerre mondiale, les maigres réactions et les faibles
indignations tranchent radicalement avec la démonisation de Jean-Marie Le
Pen, lorsqu'il y a quelques années, il considéra l'existence des chambres à
gaz comme un "détail" de l¹histoire de la seconde guerre mondiale ou
lorsqu'il se perdra dans son fameux "jeu de mots": "Durafour crématoire" .
Car il ne faut pas oublier que de tels propos négationnistes ou
révisionnistes relèvent, en France, des juridictions pénales comme le
soulignait ces derniers jours l'entourage du Ministre de l¹éducation
nationale.
Il faut peut-être comparer ces réactions à celles qui ont suivi, il n'y a
pas ci longtemps que cela, les écrits du Général Aussares sur la torture de
l'armée française en Algérie pour se rendre compte de l'état "d'anesthésie"
dans lequel se trouve aujourd'hui la France sur le sujet de l'antisémitisme.
La porte de l'antisémitisme a, depuis maintenant quelques années, été
franchement réouverte par de nombreuses personnalités sous couvert d'un
antisionisme qui serait, à les entendre, légitime.
Dans cette ouverture s'engouffrent l'antisémitisme d'extrême gauche, qui
voit dans le juif le capitaliste, figure ultime de la lutte des
travailleurs;
-L'antisémitisme islamiste qui voit dans le juif l'oppresseur des
Palestiniens et partant des musulmans dans leur généralité;
-L'antisémitisme bigarré de certains "comiques" qui voient dans le juif le
raciste ou le financier de l'esclavagisme;
-Et, enfin, l'antisémitisme de l'extrême droite qui resurgit, tel un phénix
malodorant, des entrailles de l'histoire pour mieux nous rappeler que la
Shoah n'est toujours pas un drame intouchable.
La porte ouverte, Gollnisch s'y précipite avec plaisir et délectation et
seule une sanction exemplaire pour ce type de propos, comme pour les autres
"ténors" de la haine anti-juive, pourra calmer les ardeurs et assainira,
nous l'espérons, un climat pour le moins inquiétant.
A la suite de la déclaration de Patrick Gaubert, président de la Licra, qui
dénonce "le silence de la classe politique", puis qui s'insurge devant "le
silence de tout le monde", un de nos correspondants, frappé, lui, par le
silence des historiens, nous écrit:
> Silence de la classe politique, et silence des historiens, cela prouve bien
> qu'il y a un problème, non ?
>
> Qui ne dit mot consent, adage du droit romain !!
et espère que cet argument sera "intelligemment exploité".
![]()
© free 2004 Adelaide Institute